Le professeur Jean-Marc Sabatier, chercheur au CNRS et expert en biologie cellulaire, dénonce l’utilisation de vaccins à ARN messager dans les élevages français, soulignant des risques inconnus pour la santé humaine. Dans un entretien récent, il s’est inquiété du recours massif à ces traitements sur les canards d’élevage depuis 2023, avec plus de 35 millions d’animaux vaccinés en 2024. Le Dr Sabatier met en garde contre l’absence totale d’études sur les conséquences pour les consommateurs, notamment après la consommation de viande issue de ces élevages.
L’une des préoccupations principales concerne le vaccin CEVA à ARN messager auto-amplifiant, qui contient des nanoparticules capables de protéger l’ARN contre la chaleur et les acides gastriques. Selon lui, si cet ARN persiste après la cuisson, il pourrait théoriquement pénétrer le système sanguin humain, avec des effets imprévisibles. Le chercheur dénonce également l’absence de transparence sur les méthodes d’administration et les composants utilisés, notamment des substances comme l’oxyde de fer et le squalène, qui n’ont pas été pleinement analysés pour leur sécurité.
Le Dr Sabatier signale que cette technologie est déjà appliquée à d’autres animaux, tels que les porcs et les bovins, via des produits comme Nobivac développé par Merck Animal Health. Il condamne fermement ces pratiques, dénonçant l’absence de réglementation et la priorité donnée aux intérêts commerciaux plutôt qu’à la santé publique. Pour limiter les risques, il conseille aux consommateurs d’éviter les grandes exploitations et de se tourner vers des producteurs indépendants.
Enfin, le chercheur appelle à un gel immédiat des projets liés aux vaccins à ARN messager dans l’agriculture, estimant que la science n’a pas encore maîtrisé ces technologies et qu’il est trop tôt pour les généraliser. Il rappelle également l’utilité de compléments alimentaires comme la vitamine D ou des plantes traditionnelles pour renforcer le système immunitaire.
Les inquiétudes du professeur suscitent un débat crucial sur l’équilibre entre innovation et sécurité, surtout dans un secteur aussi stratégique que l’agriculture.