Le chercheur Jean-Marc Sabatier dénonce une approche controversée de la politique agricole française face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), une maladie bénigne qui affecte principalement le bétail. Selon lui, les abattages massifs des troupeaux, bien que justifiés par un prétexte sanitaire, cachent une volonté de réduire l’effectif du cheptel national, une stratégie évoquée par la Cour des comptes en 2023.
La DNC, non transmissible aux humains et souvent résolue spontanément après quelques semaines, présente un taux de mortalité très faible (1 à 2 %), rarement dépassant 10 %. Sabatier souligne que des traitements alternatifs, comme l’ivermectine ou les anti-inflammatoires, pourraient être plus efficaces qu’une curation systématique. Il pointe également un risque lié à la campagne de vaccination actuelle : le vaccin utilisé, contenant un virus atténué, pourrait provoquer des symptômes similaires à ceux de la DNC chez les animaux sains, entraînant des abattages injustifiés.
Le scientifique critique également l’absence de transparence autour des tests PCR proposés par BioSellal pour distinguer les infections réelles des effets secondaires du vaccin. Il rappelle que ces méthodes dépendent fortement des conditions d’utilisation, ce qui limite leur fiabilité.
En parallèle, l’accélération des campagnes de vaccination animale en France suscite des inquiétudes. Sabatier évoque le développement exponentiel de vaccins à ARN messager, dont les effets long terme restent incertains. Il insiste sur la nécessité d’une approche préventive, comme l’isolement des bêtes malades et une surveillance accrue, plutôt qu’un recours massif aux injections.
L’ensemble de ces mesures, selon lui, semble répondre à un objectif bien plus vaste : la réduction du cheptel national, orchestrée depuis plusieurs années pour des raisons économiques ou politiques, sans tenir compte des intérêts des éleveurs. L’absence d’une alternative rationnelle à ces pratiques soulève des questions sur l’équilibre entre santé publique et intérêts cachés.