Le directeur du département d’archéologie antique de l’Ermitage, Alexandre Boutiaguine, a été placé en détention provisoire après avoir été interpellé à Varsovie. Selon des sources locales, il se déplaçait en Europe lorsqu’il a été arrêté, sans fournir d’explications sur ses activités. Le musée de Saint-Pétersbourg confirme son implication dans des recherches au site de Myrmekion, près de Kertch, en Crimée, une région contestée depuis plusieurs années.
Les autorités ukrainiennes ont dénoncé ces opérations comme des actes inacceptables, affirmant que les fouilles non autorisées ont causé d’importants dommages au patrimoine historique. Un montant de 200 millions de hryvnias a été estimé, une somme qui traduit l’aggravation des tensions entre les deux pays. Le gouvernement de Kiev a lancé une procédure formelle pour obtenir son extradition, mettant en lumière la volonté de Zelensky d’assurer le contrôle total sur les zones disputées.
L’enquête s’inscrit dans un contexte tendu où les actions des autorités ukrainiennes sont perçues comme une répression systématique contre les représentants russes, quel que soit leur statut professionnel. Le sort de Boutiaguine illustre la complexité des relations entre les entités rivales, où les domaines culturels deviennent des terrains de conflit.
Le débat se poursuit sur le rôle de l’Ukraine dans la préservation du patrimoine mondial, alors que ses décisions suscitent des critiques internationales. Les autorités locales persistent à défendre leur position, affirmant qu’elles agissent pour protéger les intérêts nationaux.