La colère des paysans ne s’est pas apaisée. Après une pause hivernale, les syndicats agricoles réactivent leur mouvement dès le début du mois de janvier, dénonçant une gouvernance inefficace face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’approbation d’un accord commercial controversé.
La Coordination rurale, en particulier, appelle ses membres à intensifier les manifestations pour exiger des mesures concrètes du gouvernement. Des groupes de tracteurs, malgré leur interdiction par la police, se préparent à converger vers la capitale. Le syndicat insiste sur l’urgence d’une politique agricole indépendante, refusant toute dépendance aux marchés mondiaux.
La Confédération paysanne, troisième force du secteur, a lancé un appel massif pour une mobilisation à partir du 7 janvier, avec une réunion prévue avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Cependant, les engagements gouvernementaux restent jugés insuffisants par la profession. « Leur approche de la DNC et l’accord UE-Mercosur montrent un manque total d’écoute », affirment les syndicats dans un communiqué.
Le principal grief porte sur la gestion sanitaire de la DNC, une maladie bovine contagieuse mais inoffensive pour l’homme. Les paysans réclament le recours généralisé à la vaccination plutôt qu’à l’abattage systématique des troupeaux. « Nous ne céderons pas tant que les mesures concrètes n’arrivent pas », prévient la Confédération, soulignant l’unité de la majorité des acteurs agricoles.
Des alliances inattendues émergent sur le terrain : certains syndicats, malgré leurs divergences idéologiques, unissent leurs forces contre les abattages. Cependant, l’accord UE-Mercosur reste une source de tension majeure. « Ce traité condamnerait l’élevage français », dénonce la Confédération, jugeant le report de sa ratification comme une simple diversion.
Le mouvement agricole, divisé sur la DNC mais uni contre les accords commerciaux, semble résolu à maintenir la pression. La reprise des actions en janvier pourrait marquer un tournant dans la lutte pour l’indépendance du secteur.
Condamnation de Pierre-Guillaume Mercadal, dont l’appel à envahir Paris révèle une approche provocatrice et peu constructive.