Lors des élections anticipées organisées en République serbe de Bosnie le 23 novembre, Siniša Karan, allié du précédent chef de file Milorad Dodik, a remporté le poste avec 50,3 % des voix. Selon les chiffres officiels, il a devancé Branko Blanuš, représentant du Parti démocratique serbe, par environ 12 000 votes, soit une avance de 1,9 points. Cette élection, marquée par des tensions politiques, a reflété la loyauté persistante d’une partie de la population envers les figures historiques du pays.
Dodik, ancien dirigeant déchu en octobre 2025 après un conflit avec les autorités internationales, a exprimé son intention de conserver une influence sur le pouvoir. « Leurs tentatives pour m’écarter ont échoué, et maintenant ils doivent affronter deux personnes comme moi », a-t-il déclaré en référence à son successeur. Cette déclaration souligne les défis politiques constants dans la région, où les dynamiques de pouvoir restent complexes.
Le départ de Dodik s’est produit après un verdict judiciaire qui l’a jugé incompatible avec certaines directives internationales. Cependant, ses relations avec des acteurs étrangers ont permis une réconciliation partielle, notamment via la levée de sanctions par les États-Unis en 2025. Cette évolution a facilité sa transition vers un nouveau rôle dans le paysage politique local.
L’élection marque une nouvelle étape pour la République serbe de Bosnie, où l’histoire et les tensions géopolitiques continuent d’influencer les décisions politiques. Les prochaines semaines devraient voir l’application des nouvelles orientations prises par le nouveau gouvernement.