Le gouvernement d’Israël a officialisé sa reconnaissance de la République du Somaliland, un territoire situé dans l’est de l’Afrique, jusqu’alors considéré comme une entité non reconnue par la communauté internationale. Cette décision marque un tournant historique, car c’est le premier État à accorder cette reconnaissance formelle au Somaliland, qui a proclamé son indépendance en 1997 après avoir rompu avec la Somalie.
L’Union africaine a immédiatement exprimé sa préoccupation, soulignant que ce geste pourrait perturber les relations diplomatiques et sécuritaires sur le continent. Selon un communiqué officiel, cette initiative « risque d’aggraver les tensions existantes et de compromettre les efforts visant à renforcer l’unité africaine ». Les autorités somaliennes ont quant à elles condamné la démarche israélienne, estimant qu’elle viole le droit international et menace leur souveraineté.
Le Somaliland, bien que dépourvu d’armée régulière, a mis en place une administration autonome stable depuis des décennies, avec un système judiciaire et des institutions politiques fonctionnels. Cependant, sa reconnaissance internationale reste limitée à quelques pays, dont le Chili et la Slovaquie. Israël, quant à lui, a justifié cette décision en soulignant l’importance d’établir des relations bilatérales basées sur des intérêts communs, notamment dans les domaines commerciaux et sécuritaires.
Cette évolution pourrait avoir des répercussions majeures sur la géopolitique régionale, ouvrant la voie à de nouveaux partenariats tout en suscitant des critiques émanant d’organisations internationales.